jeudi 22 septembre 2016

Angoulême célèbre sa Libération


Maquis de Bignac : devoir de mémoire





un jeune porte-drapeau, descendant d'un résistant du Maquis de Bignac 


Le 72è anniversaire du combat de Vénat a été commémoré jeudi dernier au lieu-dit « Le Poteau » à Saint-Yrieix, devant la stèle érigée sur les lieux du combat ayant opposé les résistants du maquis de Bignac à un convoi militaire allemand le 25 août 1944. Une action qui a eu lieu dans le cadre des opé­rations qui précédèrent  la libéra­tion d'Angoulème. 
Une cérémonie simple en présence des élus, de trois anciens résistants du maquis de Bignac et de nombreux anciens combattants.

«Le maquis de Bignac appartient déjà au passé. II serait facile de laisser l'oubli peu à peu s'installer, mais les anciens encore présents, et leurs enfants, petits enfants et arrières petits-enfants ont un tout autre projet : celui de garder la mémoire de ce groupe, symbole de la lutte pour la liberté, du refus de l‘asservissement et de la sauvegarde de la dignité humaine. Actuellement des actes terroristes sur notre territoire veulent mena­cer la paix. Dans ce contexte préoccupant , notre petite amicale témoi­gne de la volonté d'hommes et de femmes restant mobilisés pour dé­fendre les valeurs républicaines et laïques », a indiqué Jean-François Charrier, le président de l'amicale, heureux de constater que la relève est assurée, le jeune porte-drapeau William Drapier. 12 ans et arrière petit-fils de maquisard, en est l’exemple.

Dans son allocution avant le dépôt de gerbes, Denis Dolimont a rap­pelé accueillir avec beaucoup d'émotion et plaisir les anciens du maquis de Bignac aux Vergeroux. «Nous sommes très attachés au souvenir de ce combat et aux an­ciens du maquis encore parmi nous. Je salue en vous tout particulièrement l'effort d'être toujours présents et d'être la mé­moire vivante de ce combat. Nous allons ensemble faire en sorte de la perpétuer, d'autant plus que nous sommes aujourd'hui en guerre contre, le terro­risme et l'extrémisme, comme vous l’étiez étiez en 1944 con­tre les idéologies extrémistes na­zies. Le devoir de mémoire est im­portant afin de ne pas oublier que la liberté est un bien précieux et que nous devons être mobilisés tous ensemble, afin de la défendre.»
Jean-Louis LE BRAS Charente-libre 


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